Description
Résumé 30 octobre 1992, Genève. Faillite de la Sasea Holding : le groupe Crédit Lyonnais perd huit milliards de francs. Ses dirigeants n’auront de cesse de clamer qu’ils se sont fait escroquer et n’étaient au courant de rien. Pourtant, » le Crédit Lyonnais était organe défait de la société faillie « . C’est ce que démontre le juge suisse, après 1 100 heures d’auditions, 2 500 pages de procès-verbaux, 18 commissions rogatoires. Il effectue même deux perquisitions au siège de la banque à Paris, mais la justice française – se réfugiant derrière son ministre de tutelle – refusera de lui transmettre les pièces mises sous scellés. Malgré deux mandats d’amener – infructueux – délivrés contre Jean-Yves Haberer et François Gille, qui traite le juge de » voyou « , les deux hommes s’en sortent indemnes : après d’obscurs marchandages, le procès est » expédié » en deux jours et à huis clos… Un des protagonistes de l’affaire évoque aujourd’hui » l’offre généreuse du Crédit Lyonnais à la masse des créanciers « … Interrogé par l’auteur, le procureur de Genève reconnaîtra qu’il fallait préserver » l’intérêt public genevois « …






