Description
A en croire un chroniqueur du temps, l’Europe se couvre, autour de l’an 1000, d’un « blanc manteau d’églises ». Pour empreinte d’exagération qu’elle soit, cette expression n’en traduit pas moins l’intense activité architecturale, et plus largement artistique, que connaît le monde occidental, et notamment la France, à partir du milieu du Xe siècle. Profondément imprégnés de l’oeuvre de leurs prédécesseurs carolingiens, mais aussi de l’Antiquité, les créateurs explorent, pendant plus de deux siècles, des voies nouvelles, désormais connues sous lé nom générique d' »art roman », mais dont la diversité régionale, de Normandie en Bourgogne, de l’Île-de-France au Languedoc, n’a d’égale que l’inventivité. Tandis que à Cluny comme à Saint-Jacques-de-Compostelle, les architectes rivalisent de gigantisme, la sculpture, elle aussi, prend un nouvel essor et, de plus en plus monumentale, s’installe aux portails comme dans les églises tf 4 – 4.13










